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Louise Joséphine SARAZIN DE BELMONT (Versailles, 1790 – Paris, 1870)

Dans Peintures
Proposé par 
  • N° de Stand: 12
  • Galerie: Ernesto Ballesteros
  • Siècle: 19ème Siècle

« Le pont italien », 1824

 Huile sur toile, dimensions 49 x 65 cm;  avec cadre   x   cm.

Monogrammée « SDB » et datée « 1824 » en bas à droite

Joséphine Sarazin de Belmont offre une vue charmante de la sortie d’un village italien. Le campanile de l’église et quelques maisons sont représentées, elles donnent sur un pont de pierre, aux voûtes de brique rouges. L’été a presque asséché la rivière. Des filets d’eau y coulent et attrapent la lumière du soir. Un homme à cheval traverse le pont, un enfant et son chien de berger emmènent le troupeau vers la montagne. La lumière dorée de fin de journée illumine le paysage de couleurs chaudes allant de l’orangé au mauve rosé. L’arbre tortueux, au premier plan, ferme la composition.

 

 

 Joséphine Sarrazin de Belmont est une paysagiste d’une grande sensibilité. Elle est l’élève favorite du maître paysagiste Henri de Valenciennes dont l’atelier est ouvert aux femmes. Elle pratique la peinture à l’huile en « plein air » sur de petits formats facilement transportables. Grande voyageuse, elle découvre l’Allemagne et l’Italie. Elle rapporte une grande quantité d’esquisses et de dessins de ses premiers voyages en Italie. C’est l’une des premières artistes à peindre la forêt de Fontainebleau, la Bretagne et les Pyrénées.

Sa carrière est longue, elle expose aux Salons de 1812 à 1868. Elle reçoit le soutien de personnalités d’importance comme l’impératrice Joséphine. La Duchesse de Berry collectionne ses peintures de voyage, elle possède douze de ses vues d’Italie. Son atelier parisien du quartier Saint Germain est fréquenté par les plus grands artistes du temps, dont Jean-Baptiste Ingres et Jean Gros.

Joséphine Sarrazin de Belmont occupe une position charnière entre la tradition du paysage classique et la naissance du paysage en plein air. Elle renonce à l’anecdote mythologique ou romanesque au profit de paysages animés de personnages de la vie quotidienne pris à leur occupation. La composition, la lumière douce dorée et l’attention aux détails de ce tableau témoignent de sa fidélité au paysage classique. L’artiste a cherché les vues panoramiques qui agrandissent l’espace.

Bibliographie :

. Gérard Schurr, Pierre Cabane, Dictionnaire des petits maîtres de la peinture, 1820-1920, t. II, Paris, Éditions de l’Amateur, 1996.

. Lydia Harambourg, Dictionnaire des peintres paysagistes français du XIXe siècle, Neuchâtel (Suisse), Editions Ides et Calendes, 1985, p. 313

 

Musées : Musée du Louvre, Angers, Montauban, Nantes, Toulouse. Dresde, Hanovre, Munich en Allemagne. Metropolitan Museum de New York, National Gallery of Art of Washington aux Etats-Unis.

 

Coordonnées

Galerie n° : 12 & 120 - Allée 1
Nom : Ballesteros
Prénom : Ernesto
Téléphone Portable : +33 (0)6 60 96 39 29

Pour parcourir le catalogue de l'antiquaire : cliquez ici

Site internet : www.ernesto-ballesteros.com E-mail Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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